Vos données de santé désormais accessibles à certains organismes publics- (news.radins.com)

“Avec l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de notre système de santé, nos pourront désormais être accessibles à certains organismes publics. Une mesure qui fait débat.

 

Le système national des données de santé désormais ouvert

Vos données de santé pourront désormais être utilisées pour faire des enquêtes, sans votre accord. « La loi de modernisation de notre système de santé facilite l’accès aux données de santé à des fins de santé publique, de recherche et d’innovation », a précisé la ministre de la Santé, dans un communiqué. Le système national des données de santé sera donc à présent ouvert « aux organismes exerçant une mission de service public pour toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public ».

Mais de qui parle-t-on précisément quand on parle d’« organismes exerçant une mission de service public » ? Selon le décret du 26 décembre 2016, seraient concernés l‘État, l’Assurance maladie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la Haute Autorité de santé (HAS) ou encore l’agence Santé publique France. Ces organismes pourront « accéder à ces données de manière permanente ».

Une violation de la vie privée des patients ?

Quant aux équipes de recherche des centres hospitaliers universitaires (CHU), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et des centres de lutte contre le cancer, elles pourront consulter les données relatives à des échantillons de la population. Et quelles seront les données accessibles à ces organismes publics ? Ces organismes pourront savoir quand vous êtes allé chez le médecin, les médicaments qui vous ont été prescrits ou encore la raison et la date à laquelle vous avez été hospitalisé.

Certes, vos données de santé resteront anonymes mais de nombreuses voix dénoncent déjà une violation de la des patients. « On est extrêmement préoccupés par les données de santé du patient », a déploré Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France. « On voit que ce sont des données qui vont être stockées. Pour nous, il y a une vraie question autour de la commercialisation des données. » La polémique n’est pas près de retomber.”

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