Big Brother s’immisce dans nos voitures, s’inquiète le commissaire à la vie privée – (tvanouvelles.ca)

Big Brother s’immisce peu à peu dans nos voitures et Ottawa a la responsabilité de lui barrer la route en protégeant les données personnelles des Canadiens friands de nouvelles technologies.

C’est ce qu’a soutenu, mardi, le Commissaire à la protection de la vie privée, Daniel Therrien, en marge de son témoignage devant le Comité sénatorial des transports et des communications.

«Un des risques importants c’est que différents partis – des compagnies, des ministères, des corps policiers – vont pouvoir savoir où les gens se trouvent. Il y a un risque, si le cadre juridique n’est pas approprié, d’avoir une surveillance exagérée», a-t-il affirmé à un groupe de journalistes après son témoignage devant les sénateurs.

De nombreux modèles de voitures «connectés» disponibles sur le marché recueillent déjà de grandes quantités de données personnelles.

Par exemple, en jumelant son téléphone intelligent pour permettre les communications mains libres, on expose sa liste de contacts, ses appels entrants, ses textos ou ses courriels.

Mais est-il possible de s’assurer facilement que ces informations sont effacées lorsqu’une personne vend son véhicule ou qu’elle le retourne au concessionnaire après une location?

La réglementation canadienne est muette à ce sujet, comme sur bien d’autres, s’inquiète M. Therrien.

Les questions de vie privée liées avec l’utilisation des voitures du futur sont appelées à se multiplier.

Les constructeurs automobiles se livrent actuellement une véritable course technologique aux véhicules autonomes et connectés.

Ces bolides recueilleront de vastes quantités de données personnelles, mais aucun cadre juridique n’existe à l’heure actuelle pour réglementer la propriété, l’utilisation et la protection de ces informations.

Par exemple il sera possible de suivre une voiture – donc son passager – à la trace, puisqu’elle sera connectée en permanence à un système de guidage.

Ces données pourraient être une mine d’or de renseignements pour les compagnies d’assurance, les forces de l’ordre, les gouvernements et les entreprises privées.

«Est-ce que les gens veulent être agacés en recevant des publicités pendant qu’ils conduisent?» se questionne M. Therrien.

Aux États-Unis, les constructeurs automobiles se sont engagés il y a deux ans à protéger les renseignements personnels. Le Canada, de son côté, traîne de la patte sur cette question, selon Daniel Therrien.

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